L'art s'invite à Magrie
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Le cadran solaire

« Passants qui passez sans me voir,
sachez que je défie le temps du haut de la muraille.
Je suis resté fidèle à la lumière et mon ombre
égrène les heures qui règlent notre vie.
Savez-vous encore lire mon message,
moi qui suis « la pierre qui enserre le souvenir du temps »?
Sur cette place « du bon conseil »
où vos ancêtres savaient lire les heures chaudes,
que de vies ont défilé depuis les anciens chevaliers !
Lumière, lumière et ombre, tout n'est que lumière
et ombre dans l'histoire du temps ! »

Gilberte Garrigue

Le 2 novembre 1857, monsieur Villanou, peintre de Limoux, a été chargé de peindre deux cadrans solaires pour le prix de 22 francs. Le seul cadran solaire connu à Magrie était celui qui ornait le haut de la maison située à droite du porche. Il n'en restait plus que l'aiguille.
C'est sur le même emplacement, que le nouveau cadran solaire a été fixé au mur. Cette initiative est due à l'association pour la rénovation des sites historiques de Magrie.

Quelques précisions

Les cadrans solaires indiquent l'heure solaire et non l'heure légale.

En hiver, l'heure légale a une heure d'avance sur « l'heure solaire ». Ainsi lorsqu'il est midi « au soleil », il est 13 heures à l'heure légale.
En été, l'heure légale a deux heures d'avance sur « l'heure solaire ».
L'aiguille d'un cadran solaire est toujours parallèle à l'axe des pôles.

Les origines

Hérode affirma qu'à Babylone, 3500 ans avant notre ère, les populations connaissaient déjà l'image du cadran solaire. Les Chaldéens, en plantant un bâton dans le sol suivaient la course du soleil.
Sous Anaximandre au VIème siècle avant Jésus Christ la technique s'améliore, l'invention du cadran se finalise.
Que dit la littérature ?
Virgile : « Il fuit le temps et sans retour » et dans cette littérature faîte de soleil et de pierre, on dit souvent en parlant des heures :

« Toutes blessent, la dernière tue » et à Notre Dame de Marceille, « Las que pasoun, tournoun pas mail ».

Aussi :
« Mets à profit le temps présent : Carpe diem »

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