L'art s'invite à Magrie
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La fontaine

L’édification de la fontaine du village, érigée en 1882 sous la IIIème République alors que Jules Grévy était président, fut l’objet d’une décision du Conseil Municipal de la commune, présidé par le maire Antoine Ayméric, au cours d’une délibération en date du 24 avril 1881.
Sur le fût central du monument, on lit l’inscription suivante :

« LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ »
14 juillet 1882
REPUBLIQUE FRANCAISE

La fontaine est constituée d’un bassin mouluré en pierre de plan polygonal au fût central orné d’une statue en fonte représentant une nymphe des eaux et de deux socles secondaires, avec robinets distributeurs, supportant des statues d’enfants en tunique munis d’un vase sur la tête.

La statue centrale représentant une femme partiellement drapée, coiffée d’un bonnet phrygien et de feuillages tient dans sa main gauche une rame d’où s’échappe un jet d’eau alimentant le bassi-abreuvoir.

Cette statue a été éditée sur le modèle d’une œuvre du sculpteur Albert-Ernest Carrier de Belleuse, dit Carrier-Belleuse (1824-1887) qui orne une fontaine de la place Malraux à Paris, à l’extrémité de la rue de l’Opéra, élevée à la demande du baron Haussmann en 1874.

Carrier-Belleuse, sculpteur et peintre, élève de David d’Angers, a été le professeur d’Auguste Rodin.
Il fut l’un des artistes les plus prolifiques du Second Empire.

 
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